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Service gratuit sur les noms de famille : signification, origine, étymologie des noms de famille

Tapez le nom de famille qui vous intéresse (sans tenir compte des accents) :

Ce colossal dictionnaire étymologique des noms de famille résulte des travaux entrepris sur les noms de famille depuis 1992 par Marie-Odile Mergnac et depuis 1996 par Archives & Culture, où elle intervient pour coordonner des collections sur ce thème. Cette base de données, désormais accessible en ligne et non reproductible sans accord écrit de l'éditeur, est régulièrement complétée et mise à jour.

Quelques rappels sur l'histoire des noms de famille.

Les noms de famille tels que nous les connaissons sont apparus vers les XIème, XIIème ou XIIIème siècles, en plein Moyen Âge. Auparavant, chacun ne portait qu'un nom individuel, ce que l'on appellerait aujourd'hui un prénom. Devant la multiplication des homonymes, des surnoms sont apparus : on distinguait par exemple Jean Legros de Jean Lebrun ou de Jean Petit. D'abord individuels, ces surnoms se sont progressivement figés pour devenir héréditaires : les noms de famille étaient nés.

L'ensemble de nos patronymes peut etre regroupé dans les quatre grandes catégories suivantes :

  • - ils évoquent un nom de baptême qui correspond à celui du chef de famille d'origine (André, Martin, Bernard, Guillaume... mais aussi des prénoms aujourd'hui oubliés, comme Amade, Ader, Demange, Guérin, Vuillemin.). Jean Martin signifiait donc Jean [fils de] Martin. Dans la plupart des pays d'Europe, les noms de famille se sont ainsi constitués à partir du < prénom > de l'ancêtre initial ;
  • - ils désignent le lieu d'origine de la famille (Avignon, Toulouse, Bourguignon, Lebreton...), sa localisation dans le village ou ses environs (Dubois, Dupont, Fontaine, Chapelle, Lafontaine, Roche, Rocher, Vieillevigne...) ou une caractéristique de la maison (Lescalier, Pin, Portail...) ;
  • - ils traduisent un métier (Lemarchand, Meunier, Boulanger, Berger...) ;
  • - ou bien ils reflètent une particularité physique ou morale du premier porteur du nom (Petit, Blanc, Brun, Brunet, Roux, Gras, Courtois...). Attention : comme ces surnoms n'étaient pas choisis par l'intéressé mais attribués par les voisins, ils n'étaient pas toujours très tendres...

Enfin, rappelons que la France compte 1,2 million de noms de famille différents.
Le nom le plus porté en France est Martin, avec près de 300 000 porteurs en France. A l'autre extrémité, 300 000 personnes sont seules à porter leur nom de famille. Il y a donc des inégalités numériques considérables dans la répartition des noms. Par exemple, les patronymes portés par 500 personnes au moins représentent 1,6 % des noms de famille mais 50 % de la population. Les noms présents en France sont donc pour la plupart des noms rares : huit noms sur dix sont portés par moins de 50 personnes.
S'il y a une aussi grande variété de noms de famille en France, c'est bien sur parce qu'ils se sont souvent forgés à partir de surnoms, inévitablement très variés, et non pas massivement à partir du prénom du père comme dans d'autres pays. Mais c'est aussi parce que ces surnoms se sont exprimés à une époque ou la France n'était pas linguistiquement homogène : plus d'un millier de langues ou dialectes locaux coexistaient. Un même surnom s'est donc exprimé de façon fort variée d'un endroit à un autre : Maréchal, Marchal, Schmitt, Schmidt, Schmit, Le Goff, Fabre, Faivre, Favre, Faure, Ferrari, Haur, Lefebvre, Lefevre, Lefeuvre. pour le forgeron par exemple.
Il n'est donc pas possible de donner le sens d'un nom sans connaître sa localisation initiale, donc la langue dans laquelle il a été créé. Les Riou de Bretagne (ancien prénom) n'ont rien a voir avec les Riou du Sud-Ouest (localisation initiale pres d'un ruisseau), ni les Bataille du nord de la France (des querelleurs) avec ceux du Languedoc (des sonneurs de cloches). Notre dictionnaire des noms de famille donne selon les cas les différentes versions ou bien simplement la plus fréquente. Bonne recherche !

Marie-Odile Mergnac